sous tous les angles (CPU, GPU, I/O, stockage, réseau, chauffe, alimentation, stabilité), puis on le met
face au Raspberry Pi 4 dans des scénarios concrets (serveur, desktop léger, dev, média, domotique, rétro-gaming).
1) Résumé express & verdict rapide
Dev, mini-serveur, desktop léger, SSD, projets I/O
Très net en CPU + I/O (SSD) + réactivité système
Chauffe + besoin de refroidissement sérieux
Pi 5 + SSD + bon dissipateur = “game changer”
Si tu viens d’un Raspberry Pi 4, le Raspberry Pi 5 n’est pas juste une “mise à jour”.
C’est un changement de philosophie : plus de performances, une I/O plus moderne,
et surtout une expérience bien meilleure quand tu quittes le “tout microSD” pour un SSD
(via USB 3 ou via PCIe selon les setups).
Le Pi 5 devient crédible comme “petit ordinateur” et “petit serveur” du quotidien, à condition d’assumer
un refroidissement (et une alimentation propre) — là où le Pi 4 reste imbattable pour les projets simples,
peu énergivores et ultra-stables.
✅ Pourquoi choisir un Raspberry Pi 5
- Réactivité système bien supérieure (surtout avec SSD)
- Plus à l’aise en multitâche / compilation / conteneurs
- Connectique et contrôleur I/O plus ambitieux
- Meilleure base pour desktop léger et dev local
⚠️ Pourquoi garder (ou acheter) un Raspberry Pi 4
- Chauffe plus facile à gérer (souvent fanless)
- Consommation généralement plus basse
- Écosystème ultra éprouvé, moins de surprises
- Parfait pour domotique/serveur léger “on oublie”
2) Pourquoi le Pi 5 compte vraiment
Pendant longtemps, le Raspberry Pi a été perçu comme “un excellent micro-ordinateur éducatif”
mais avec des limites structurelles : stockage lent (microSD), performance CPU correcte mais pas “confortable”
sur des usages lourds, et un sentiment de plafond de verre dès qu’on veut faire plus qu’un projet IoT.
Le Pi 5 pousse l’idée plus loin : c’est un SBC (Single Board Computer) qui cherche à être “un vrai petit poste”
et un vrai “mini serveur”, pas seulement une carte de prototypage.
Le point clé n’est pas uniquement la puissance brute, mais la capacité à soutenir des flux
(I/O, réseau, stockage) et à rester agréable.
tu passes de “j’attends” à “j’utilise”.
3) Fiche technique : Pi 5 vs Pi 4
Les chiffres exacts peuvent varier selon la révision, la RAM, les firmwares et l’OS.
L’objectif ici est de te donner une lecture comparative pratique.
| Élément | Raspberry Pi 5 | Raspberry Pi 4 |
|---|---|---|
| Positionnement | Plus “ordinateur / serveur” + I/O ambitieuse | Polyvalent, ultra éprouvé, projets DIY/serveur léger |
| CPU | Plus moderne et nettement plus performant (gain ressenti très net) | Solide mais plafonne plus vite (compil, JS, conteneurs) |
| GPU / affichage | Meilleur pour desktop léger, interfaces plus fluides | OK, mais peut “ramer” selon les usages |
| Stockage | microSD + USB3 + PCIe (selon accessoires) → SSD recommandé | microSD + USB3 (SSD via USB) → améliore déjà beaucoup |
| Réseau | Très bon, bon candidat pour mini-serveur | Très bon aussi, suffisant pour la plupart des services |
| Thermique | Nécessite un refroidissement sérieux si usage continu | Plus facile à gérer, fan souvent optionnel |
| Conso | Peut monter plus haut selon charge + périphériques | Plus modéré selon scénarios |
Serveur maison
Desktop léger
Domotique
Média
Rétro-gaming
4) Design, connectique et changements clés
Visuellement, Pi 5 et Pi 4 se ressemblent… mais l’intention est différente.
Le Pi 5 vise à mieux soutenir des périphériques rapides, des usages plus intensifs,
et une expérience plus “ordinateur”.
Les différences qui comptent réellement
- I/O plus moderne : la sensation de “goulot d’étranglement” est moins fréquente, surtout avec SSD.
- Approche “refroidissement obligatoire” : le Pi 5 assume mieux une charge durable si on l’équipe correctement.
- Expérience desktop : plus de confort (navigation web, IDE léger, UI).
- Potentiel d’évolution : selon les accessoires, le Pi 5 se prête mieux aux setups stockage/PCIe.
le couple SSD + alim stable + refroidissement est plus important que “Pi 5 vs Pi 4”.
5) Performances CPU : ce qui change au quotidien
La différence la plus visible entre Pi 5 et Pi 4, c’est la réactivité :
ouvrir un navigateur, lancer un package manager, compresser/décompresser des archives,
builder un projet, exécuter des scripts Node/Python… tout passe plus vite et de façon plus stable.
Scénarios “réels” où le Pi 5 fait la différence
- Développement web : npm/yarn/pnpm, build Vite/Next, transpilation, bundling → gain net.
- Docker / conteneurs : plusieurs services en parallèle deviennent plus confortables.
- Compilation : librairies C/C++, Rust, Go, builds longs → moins frustrant.
- Traitement : images, logs, scripts lourds, ETL léger → plus de marge.
Le Pi 4 reste capable de faire beaucoup… mais plus tu t’approches d’un usage “PC”,
plus tu sens sa limite. Le Pi 5 repousse ce plafond, sans pour autant devenir un PC x86.
6) GPU & affichage : desktop, vidéo, fluidité
Sur un usage “desktop léger”, le ressenti est souvent un mix : CPU + GPU + stockage.
Mais globalement, le Pi 5 donne une meilleure impression de fluidité, surtout si tu ne te limites pas
à un usage ultra minimaliste.
Vidéo & multimédia : à quoi s’attendre
Les Raspberry Pi sont utilisés depuis longtemps comme plateformes multimédia (Kodi, players, affichage dynamique).
La question clé n’est pas “est-ce que ça lit une vidéo ?” mais plutôt :
est-ce que c’est stable, fluide, et sans surchauffe dans un boîtier ?
privilégie un boîtier ventilé et surveille la température. La stabilité sur 6-12 mois
vaut plus que 10% de perf en plus.
7) I/O et stockage : microSD, USB, SSD, PCIe… le vrai “game changer”
Le stockage est souvent le facteur n°1 qui transforme l’expérience.
Un Raspberry Pi peut avoir un CPU correct, mais si le système est sur microSD et que tu fais
beaucoup d’I/O (logs, DB, cache, swap), tu ressentiras des lenteurs.
microSD : bien choisir (si tu restes sur microSD)
- Prends une carte de marque reconnue, orientée performance/endurence (évite les no-name).
- Évite les charges lourdes (DB très active, grosses écritures) sur microSD si possible.
- Active/optimise les logs (rotation) et surveille l’usure.
SSD : l’upgrade la plus rentable
Mettre le système sur SSD (via USB 3 sur Pi 4 ou Pi 5) change la donne :
boot plus rapide, mises à jour plus fluides, DB plus stables, et moins de risques d’usure brutale.
plus important que n’importe quel benchmark CPU.
PCIe : pourquoi c’est intéressant (même si tu n’en as pas besoin aujourd’hui)
L’intérêt du PCIe, c’est la perspective d’un stockage et de périphériques plus proches des standards “PC”.
Pour des projets NAS/serveur un peu ambitieux, ça ouvre des portes… mais ça ajoute de la complexité
(accessoires, boîtier, alimentation, compatibilité).
Pour un usage maison “raisonnable”, un SSD USB 3 de qualité est déjà excellent.
Le PCIe devient pertinent quand tu veux pousser le stockage, la fiabilité, ou des périphériques spécifiques.
8) Réseau : Ethernet, Wi-Fi et latence
Les deux cartes sont bonnes en réseau pour des usages domestiques et pro légers :
serveur web, API, MQTT, Pi-hole, reverse proxy, sauvegardes, etc.
La différence se voit surtout quand tu empiles des services ou que tu fais du chiffrement,
du transfert soutenu, ou des workloads plus lourds.
Ce que tu dois tester chez toi
- Débit réel de copie vers/depuis ton NAS (ou PC) en Ethernet.
- Stabilité Wi-Fi (si usage sans fil), et latence en conditions réelles.
- Transferts soutenus avec CPU chargé (ex : rsync + compression).
privilégie Ethernet + alim stable + SSD. Le Pi 4 est souvent “suffisant”, le Pi 5 apporte du confort.
9) Températures, bruit, refroidissement : la section indispensable
Le Raspberry Pi 5 peut offrir beaucoup… mais il le paie en thermique.
Là où un Pi 4 peut être “cool” en usage modéré, un Pi 5 peut monter vite si tu le pousses
(compilation, conteneurs, desktop + navigateur, etc.).
Trois approches de refroidissement
| Approche | Pour qui | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Fanless minimal | Projets légers, charges courtes | Silence, simplicité | Risque de throttling en charge longue |
| Dissipateur + petit ventilateur | Usage continu “normal” (serveur / dev) | Bon compromis bruit/perf | Un peu de maintenance (poussière) |
| Boîtier ventilé sérieux | Charge lourde, long terme, stabilité | Stable, peu de throttling | Plus cher, parfois plus encombrant |
Un Pi 5 mal refroidi peut donner une impression “moyenne” simplement parce qu’il se protège.
10) Consommation & alimentation : stabilité avant tout
Un mini-serveur qui tourne H24 ne se juge pas uniquement à la performance,
mais aussi à la stabilité électrique et à la consommation.
Le Pi 5 peut demander plus, surtout avec périphériques rapides (SSD, hubs, etc.).
Bonnes pratiques alimentation
- Utilise une alimentation de qualité, avec marge (évite les chargeurs “random”).
- Si SSD + périphériques, préfère un boîtier/adapter qui gère bien l’alimentation du disque.
- Surveille les undervolt (si logs/outil OS).
d’un stockage instable ou d’une alimentation limite, pas du CPU.
11) OS, drivers, compatibilité et maturité
Dans la vraie vie, la question est : est-ce que tout marche facilement ?
Les Raspberry Pi s’appuient sur un écosystème très riche, mais les nouveautés matérielles
demandent parfois un temps de maturation (firmwares, kernels, distributions).
Ce que tu dois valider pour ton projet
- Compatibilité périphériques : DAC audio, dongles, capture HDMI, etc.
- Stabilité USB/SSD : certains boîtiers/disques peuvent être capricieux.
- Stack logiciel : Docker, Home Assistant, OpenMediaVault, K3s, etc.
Sur un Pi 4, tout est archi documenté et “béton”. Sur Pi 5, ça devient vite très bon,
mais selon ton usage, tu peux rencontrer des détails à régler (selon OS/firmware).
12) Cas d’usage : lequel choisir ?
A) Domotique (Home Assistant, MQTT, Zigbee, Node-RED)
Pour la domotique, la stabilité et la fiabilité priment. Un Pi 4 avec SSD est déjà excellent.
Le Pi 5 apporte du confort si tu ajoutes beaucoup d’addons, de bases de données, du traitement,
ou si tu veux conserver de la marge.
B) Mini serveur maison (Pi-hole, reverse proxy, Git, monitoring)
Pour héberger plusieurs services (Nginx/Traefik, Prometheus/Grafana, un petit Git, un wiki),
le Pi 5 est plus à l’aise. Le Pi 4 fait le job, mais tu sentiras plus vite les limites
si tu ajoutes du chiffrement, des backups compressés, et des conteneurs.
C) Desktop léger (bureautique, web, code léger)
Le Pi 4 peut dépanner, mais le Pi 5 est souvent le premier qui donne une sensation “OK, je peux bosser un peu”.
Ce n’est pas magique, mais c’est nettement moins frustrant.
D) Média / Kiosk / Affichage dynamique
Ici, le facteur décisif est thermique + stabilité long terme. Pi 4 a fait ses preuves.
Pi 5 est très bon, mais équipe-le comme une appliance (boîtier, ventilation, stockage).
13) Build conseillé : un Raspberry Pi 5 “propre” et durable
Objectif : éviter la configuration “bancale” qui donne une mauvaise impression.
| Composant | Choix conseillé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Stockage | SSD (USB 3) de qualité + boîtier fiable | Réactivité + stabilité + endurance |
| Refroidissement | Dissipateur + ventilateur (ou boîtier ventilé) | Évite le throttling en charge longue |
| Alimentation | Alim stable avec marge | Moins de bugs “fantômes” |
| OS | Image officielle / distro éprouvée | Drivers/firmwares plus simples |
Pi 4 + SSD + boîtier correct est imbattable. Pi 5 vise “plus de perf”, mais demande un peu plus de soin.
14) Benchmarks : protocole & commandes (reproductible)
Les benchmarks “internet” sont utiles… mais la meilleure mesure est celle de ton usage.
Voici un protocole simple et des commandes pour comparer Pi 5 et Pi 4 dans les mêmes conditions.
A) Informations système
uname -a
cat /etc/os-release
lscpu
free -h# Températures (selon outils dispo)
vcgencmd measure_temp 2>/dev/null || true
B) Stockage (microSD vs SSD)
sync; dd if=/dev/zero of=./testfile bs=1M count=1024 conv=fdatasync# Lecture (selon cache, lancer plusieurs fois)
dd if=./testfile of=/dev/null bs=1M
# Nettoyage
rm -f ./testfile
C) CPU “réel” : compression
mkdir -p bench && cd bench
dd if=/dev/urandom of=data.bin bs=1M count=512
time gzip -k data.bin
time gzip -d -k data.bin.gz
D) Réseau (iperf)
Sur une autre machine du réseau, lance un serveur iperf3. Puis sur le Pi :
iperf3 -c IP_DU_SERVEUR
pour voir si la carte throttle. C’est souvent là que Pi 5 vs Pi 4 se distingue.
15) Conclusion
Le Raspberry Pi 5 est la première itération qui “assume” pleinement l’idée d’un SBC
capable de remplacer une partie des usages d’un mini PC pour du dev léger, un petit serveur,
et des projets I/O plus ambitieux.
Le Raspberry Pi 4 reste une référence : stable, documenté, suffisamment performant pour une immense partie
des projets domotiques et serveurs maison, et plus facile à refroidir.
16) FAQ
Est-ce que le Raspberry Pi 5 remplace un mini PC ?
Pour certains usages oui (serveur maison, dev léger, tâches répétitives), mais un mini PC x86 garde l’avantage
sur la compatibilité logicielle, la puissance brute, et la simplicité “desktop”.
Est-ce que le SSD est indispensable ?
Pour un usage intensif (serveur, DB, logs, conteneurs, desktop), c’est fortement recommandé.
Pour un projet simple (capteur, petit service), microSD peut suffire.
Le Pi 5 chauffe-t-il “trop” ?
Il chauffe plus qu’un Pi 4 en charge, donc il faut l’équiper correctement.
Bien refroidi, il peut être très stable et performant.
Tu veux que je l’adapte à ton style “blog DistrIoT” (structure ultra-technique, sections enrichies,
ton SEO, encarts, et design basé sur #0B3954) ? Je peux aussi ajouter une section “mesures”
prête à remplir (température idle/load, conso idle/load, dd/iperf, etc.).
